Alain ECHELARD a valorisé son expérience par l'obtention d'une licence professionnelle

C'est une vraie reconnaissance et un moment inoubliable...

Je voulais valider toutes mes expériences par une licence mais surtout avoir une vraie reconnaissance du travail que j’avais fait.

Je m’appelle Alain ECHELARD, j’ai 57 ans, je suis aujourd’hui directeur d’un supermarché et j’ai fait toute ma carrière dans la grande distribution.

J’ai souhaité faire une VAE car j’avais souvent accompagné des collaborateurs qui voulaient, par le biais de la validation des acquis de l'expérience (VAE), valoriser et avoir une reconnaissance de leur expérience.
Ma formation professionnelle et mes diplômes ne comportaient qu’un CAP de boucher (passé lorsque j’avais 18 ans) et je voulais valider toutes mes expériences par une licence mais surtout avoir une vraie reconnaissance du travail que j’avais fait. J’avais fait un break dans ma carrière professionnelle… Je me suis renseigné auprès du GRETA : il y avait des réunions d’information pour les gens qui voulaient connaître toutes les démarches pour suivre une VAE.

Cette réunion m’a apporté toutes les informations nécessaires. On m’a donné un rendez-vous avec un coordinateur qui m’a dirigé vers le diplôme qui pouvait le mieux me correspondre et m’orienter vers établissement ou l'université pouvait me permettre d'obtenir ce diplôme.

On m’a dirigé vers une licence professionnelle Commerce et réseau de distribution et on m’a demandé de remplir un premier dossier pour savoir si ce diplôme correspondait à mon expérience, mes compétences, et tous les acquis que j’avais accumulé durant mes années de travail.

Le résultat de cette démarche et de cet avis de recevabilité fut positif. Il ne me restait plus qu’à rencontrer les personnes qui allaient m’accompagner pour m’aider à structurer et à faire mon dossier. Par le biais d’une formation d’une vingtaine d’heures, j’ai donc incorporé une classe dans laquelle plusieurs personnes passaient des VAE de niveau et de formations complètement différentes.
 

Je pouvais écrire des heures sur mon travail et mon expérience mais il fallait absolument que quelqu’un me dirige et me recadre.

Le dossier comportait plusieurs phases avec une durée plus ou moins longue suivant les heures de travail qu’on pouvait y consacrer. Selon nos premières informations, ce temps de rédaction pouvait durer au minimum 6 à 8 mois mais il pouvait aller jusqu’à 12 mois, ou même plus, pour les gens qui n’étaient pas prêts pour passer devant le jury à la date prévue.
Le temps est une chose très très importante dans la VAE, c’est un investissement très fort qu’il faut avoir. J’avais la chance sur cette période-là d’être en attente et en recherche d’emploi, j’ai donc pu consacrer énormément de temps à cette VAE.

Le souci pour moi était de structurer mon dossier et mon projet.
J’ai eu la chance d’être accompagné par une personne de l’Université de Rennes 1qui a su effectivement m’apporter tous les outils nécessaires pour bien structurer mon projet et me guider d’un point de vue scolaire, grammatical, sur la rédaction de mon projet.
Je pouvais écrire des heures sur mon travail et mon expérience mais il fallait absolument que quelqu’un me dirige et me recadre. Quand vous commencez à écrire vous vous dites « je ne vais jamais y arriver » alors c’est bien d’avoir quelqu’un qui nous rebooste de temps en temps et nous conforte dans notre valorisation, dans notre reconnaissance. Les accompagnateurs sont les premiers à reconnaitre le travail fait en soulignant les points forts de nos compétences, de nos acquis. Ils nous aident à faire ressortir les choses qu’on pensaient quotidiennes, faciles, automatiques... mais qui apportaient des compétences et un vrai savoir-faire.

Les échanges avec les différents stagiaires ont aussi été une source de motivation. Nous avions tous effectivement des parcours et des objectifs différents. Pour moi c’était plutôt une reconnaissance de mes années d’expérience mais pour d’autres c’était un choix de vie différent. C’était pour accéder à des postes différents ou pour envisager une reconversion dans une entreprise ou dans un métier, donc avec certainement un stress supplémentaire par rapport à moi qui étais plus sur une recherche personnelle de reconnaissance.

J’étais dans cette euphorie que je n’avais, malheureusement, jamais connu dans mon jeune temps.

La préparation au jury a été quelque chose de très important. Avec la personne qui me suivait lors de cette formation, on a tout simplement fait des essais par voie téléphonique avec toute la mesure chronométrée. Ça a été une aide importante à la préparation, surtout quand on n'a quasiment jamais passé de diplôme ou de concours et que d’un seul coup on se retrouver devant un jury. C’est quelque chose de très très fort à préparer mais aussi de très très fort à passer. Et juste après c’est quelque chose d’exceptionnel en terme de reconnaissance et de valorisation.

Le jour où l’on passe devant le jury est un moment très fort. Le jury est composé entre 6 et 8 personnes avec des professeurs, des formateurs et puis des professionnels. Au départ c’est assez stressant de se retrouver devant un jury de cette taille là, mais pour ma part tout s’est plutôt très bien passé : ça a été un échange formidable, une fois que j’ai eu présenté mon projet j’ai été ravi d’échanger avec l’ensemble du jury.

Une fois la soutenance passée devant le jury, on sort de la salle. Le jury délibère pendant quelques minutes et après vous êtes rappelés pour que l'on vous donne le résultat. Ces cinq minutes paraissent à la fois très longues et très courtes. J’ai eu la chance d’avoir avec moi la personne qui m’a accompagné tout au long de cette VAE et qui m’a rassuré sur le fait qu'il ne devrait y avoir de problème… Mais effectivement, quand vous rentrez dans la salle et qu’on vous donne le résultat de votre soutenance et qu’on vous dit que vous obtenez votre licence avec mention… C’est une vraie reconnaissance et un moment inoubliable.
J’étais seul à ce moment-là mais j’ai aussitôt appelé mes proches pour leur annoncer la nouvelle comme un jeune diplômé, comme on le ferait pour son enfant qui passe un bac.  J’étais dans cette euphorie que je n’avais, malheureusement, jamais connu dans mon jeune temps. C'est un moment inoubliable et mon diplôme est maintenant accroché dans mon bureau.

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